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Date de Clôture :
jeudi 19 juin 2008

  MONNAIE SATIRIQUE - GUERRE DE 1870 ET BATAILLE DE SEDAN

Dix centimes Napoléon III, tête nue, satirique pour le Général Boulanger

N° v35_0792
  
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Date : 1888
Nom de l'atelier : Strasbourg
Quantité frappée : --- exemplaires
Métal : bronze
Diamètre : 30,07mm
Axe des coins : 6h.
Poids : 9,60g.
Tranche : lisse
Degré de rareté : R2
Etat de conservation : TTB 53 Prix de départ : 150 €  Estimation : 400 €   
Prix réalisé : 300 €  Nombres d'offres : 8   Offre maximum : 300 €  

Commentaires sur l'état de conservation : Forte usure au revers, probablement causée par les coups donnés pour regraver le droit car le rouge d’origine est encore bien présent. Le droit est pratiquement non circulé. On notera la présence d’une petit trou dans l’axe, probablement pour porter la pièce.
N° dans les ouvrages de référence : F.133/ var.

Pedigree : Cet exemplaire provient de la collection Éric Turmel.
Titulature avers : BOULANGER (gravé à la main) I EMPEREUR // 1888 (88 gravé à la main) encadré des différents.
Description avers : La tête de Napoléon III à gauche regravée à l’image du Général Boulanger avec bicorne, barbe et moustache, col de général, au-dessous BARRE ; le tout dans un grènetis.
Titulature revers : EMPIRE FRANÇAIS // * DIX CENTIMES *.
Description revers : Aigle déployée, la tête à droite, reposant sur un foudre ; au-dessous la lettre d'atelier BB, le tout dans un grènetis.

Commentaire à propos de cet exemplaire : Remarquable travail d’un graveur aussi doué qu’enthousiaste pour la cause du général. C’est la première fois que nous voyons une telle satirique.

Commentaires : Georges Boulanger, officier général et homme politique, est né le 29 avril 1837 à Rennes et est mort le 30 septembre 1891 à Ixelles en Belgique. Il est ministre de la Guerre (parti républicain) de 1886 à 1887. Il est connu pour avoir ébranlé la Troisième République, porté par un mouvement appelé boulangisme. Sa popularité est due à divers coups d'éclat et des circonstances peu banales : il réussit à faire expulser du gouvernement le duc D'Aumale, il soutient les mineurs grévistes et invite l'armée envoyée contre eux de se joindre à leur mouvement, il améliore les conditions des soldats... Après avoir réussi à rassembler autour de lui tous les mécontents, de l'extrême gauche à la droite dure et nationaliste, il est triomphalement élu dans plusieurs départements (ainsi qu'à Paris) mais, bien qu’appuyé par tous, il renonce, en 1889, à faire le coup d'État qui l’aurait porté au pouvoir et s'enfuit en Belgique. Condamné à la prison à perpétuité par contumace, il se suicide sur la tombe de sa maîtresse.

Historique : Durant la guerre de 1870, l'armée de Châlons commandée par Mac-Mahon compte à partir du 15 août la présence de Napoléon III et tente de se porter au secours de Bazaine enfermé dans Metz avec l'armée du Rhin. Le 21 août, l'armée de Châlons part rejoindre Mac-Mahon mais celui-ci est encerclé. Battue à plusieurs reprises notamment à Beaumont, l'armée est rejetée puis encerclée à Sedan par le généralissime prussien Moltke et ce malgré les efforts du commandant Lambert qui, blessé, se bat avec ses marsouins jusqu'à la dernière cartouche. Le 2 septembre 1870, écrasés par le feu de l'artillerie allemande, Napoléon III et 83.000 soldats de l'armée française se rendent au roi de Prusse. Le 3 septembre, Napoléon III et Guillaume Ier se rencontrent tandis que Paris apprend la défaite et la captivité de l'empereur. Les manifestations éclatent aux cris de 'déchéance ! déchéance !'. Le 4 septembre, Napoléon III est déchu tandis qu'un gouvernement de défense nationale se met en place.



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