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LE DIRECTOIRE (26/10/1795-9-10/11/1799)
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Un décime Dupré, grand module, 'refrappage' du 2 décimes |
| N° v35_0537 |
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Date : An 5 (1796-1797) Nom de l'atelier : Rouen Quantité frappée : 526674 exemplaires Métal : cuivre Diamètre : 32,96mm Axe des coins : 6h. Poids : 16,71g. Tranche : maclée Degré de rareté : R1
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| Etat de conservation : TB 25 |
Prix de départ : 200 € Estimation : 400 €
Prix réalisé : 200 € |
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Commentaires sur l'état de conservation : Usure régulière de circulation sur les reliefs. La frappe est bien centrée laissant apparaître la totalité des grènetis. Le refrappage est d’excellente qualité. Très jolie patine. |
N° dans les ouvrages de référence : F.128/3
Pedigree : Cet exemplaire provient de la collection Éric Turmel. Titulature avers : REPUBLIQUE FRANÇAISE.. Description avers : Buste drapé de la Liberté à gauche coiffée du bonnet phrygien (Mesdames Tallien ou Récamier) ; signé Dupré cursif au-dessous. Titulature revers : UN / DÉCIME.. Description revers : En deux lignes dans le champ, au-dessus de L’AN 5 suivi d'un point et de la lettre d'atelier B encadrés des différents, dans une couronne fermée composée de deux branches de chêne opposées nouées à leur base par un ruban.
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Commentaires : Le type F.128 ne peut être admis que lorsque l’on peut à la fois distinguer en totalité ou en partie les mots DEUX DÉCIMES et UN DÉCIME. Si le mot DÉCIME ne peut être distingué, il faut alors convenir qu’il peut aussi s’agir d’une fabrication défectueuse d’un type F.129 et non d’un refrappage. |
Historique : Lors de la séparation de la Convention, le 25 octobre 1795, un nouveau pouvoir exécutif prévu par la constitution thermidorienne se met en place. Cette constitution prévoit de confier le pouvoir à un directoire de cinq membres dont chacun préside à tour de rôle avec remplacement d'un membre tous les deux ans. Ce directoire nomme les ministres et les fonctionnaires, dirige la politique étrangère et fait exécuter les lois mais il ne les élabore pas et n'a aucun contrôle des deniers publics. Le pouvoir est partagé avec deux chambres : le Conseil des Cinq-Cents et le Conseil des Anciens qui forment le Corps législatif. Ce pouvoir est résolu à se maintenir face au risque d'une restauration monarchique ou d'une réaction jacobine mais il est surtout paralysé par la crise financière et doit renoncer à l'assignat en 1796. Le remplacement des assignats par les mandats territoriaux n'inspire pas plus de confiance et cette nouvelle monnaie fiduciaire est supprimée en 1797. Face à la misère et aux tentatives de déstabilisation, le Directoire revient aux mesures révolutionnaires et policières. Par ailleurs, depuis 1792, la guerre est ininterrompue et l'influence des chefs militaires est croissante. En 1799, les partisans d'un pouvoir fort, dont Sieyès, se retrouvent au Directoire et ils ouvrent la voie du pouvoir à Bonaparte, de retour d'Égypte. Le coup d'État des 18 et 19 brumaire an VIII permet l'instauration d'une dictature militaire sous le nom de Consulat.
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